Jean Giraudoux est un écrivain et diplomate du XXe siècle. Passionné de littérature et de culture allemande, il sent souffler dans les années trente le vent du totalitarisme et de la guerre entre les peuples européens. Il écrit des romans, comme Combat avec l’Ange, des pièces de théâtre comme La guerre de Troie n’aura pas lieu.
Jean Giraudoux reprend dans cette pièce de théâtre, jouée pour la première fois en 1935, le mythe de la guerre de Troie, chantée dans l’Illiade d’Homère. Après que Pâris, prince troyen, ait enlevé Hélène, reine grecque, les deux peuples se livrent à une guerre sanglante.
Troie finira en cendres.
Dans La guerre de Troie n’aura pas lieu, l’action débute après l’enlèvement d’Hélène et au retour d’Hector, frère aîné de Pâris. Hector, sa femme Andromaque et la famille royale ne souhaitent pas la guerre et font tout pour l’éviter. Mais une partie du peuple troyen, menée par Demokos, poète de Troie, souhaite la guerre coûte que coûte.
Les pacifistes vont tout faire pour que la guerre ne survienne pas, mais ceux qui souhaitent la guerre déploieront des ruses pour que celle-ci ait lieu. La guerre surviendra bien, inévitablement. La notion de destin a toute sa place dans la pièce.
Le titre La guerre de Troie n’aura pas lieu, affirmatif, montre la volonté des pacifistes, sûrs de pouvoir éviter la guerre. Pourtant le lecteur sait que la guerre aura lieu puisqu’elle est chantée dans l’Illiade d’Homère. Dans cette pièce, Giraudoux mêle les tons comiques et tragiques, et interroge la place du pacifisme dans la société, ainsi que le cynisme politique.