Il s’agit des différentes relations entre les propositions (morceaux de la phrase) d’une phrase complexe.
I- La juxtaposition
Dans la juxtaposition, les deux propositions sont reliées par un signe de ponctuation : ou ;. Exemple : Il se dirigea vers la salle à manger : la table regorgeait de victuailles.
II – La coordination
Dans la coordination, les deux propositions sont reliées par une conjonction de coordination (mais, ou, et, donc, or, ni, car) ou par un adverbe de liaison (alors, puis, aussi, cependant, en effet, par conséquent, enfin, etc).
Exemple : Il se dirigea vers la salle à manger et s’assit à table.
III – La subordination
Dans la subordination, les deux propositions sont reliées par un mot subordonnant, à savoir un pronom relatif (qui, que, quoi, dont, où) ou une conjonction de subordination (que, quand, pendant que, lorsque, puisque, dès que, parce que).
La subordination est le moyen de relier deux propositions entre elles en établissant un lien de dépendance.
La proposition subordonnée dépend de la proposition principale. Elle est introduite par un mot subordonnant comme les pronoms relatifs (qui, que, quoi, dont, où) ou les conjonctions de subordination (que, quand, pendant que, lorsque, puisque, dès que, parce que).
La proposition subordonnée n’a pas de sens sans la proposition principale. La proposition subordonnée peut être supprimée.
Exemple : Je te rends le livre que tu m’as prêté. La proposition subordonnée est « que tu m’as prêté », car on ne peut pas dire « que tu m’as prêté » tout seul. Cela n’a pas de sens sans la proposition principale.
Il existe différents types de propositions subordonnées.
1. Les propositions subordonnées conjonctives complètent le verbe ou la phrase en indiquant l’objet du verbe (conjonctives complétives) ou les circonstances (conjonctives circonstancielles).
Elles sont introduites par une conjonction de subordination.
Les propositions subordonnées conjonctives complétives indiquent l’objet du verbe. Exemple : Elle attendit que ses amis arrivent dans le salon. Ici, la proposition subordonnée complète le verbe de la subordonnée principale.
Les propositions subordonnées conjonctives circonstancielles indiquent les circonstances, comme leur nom l’indique. Exemple : Elle s’assit lorsque ses amis arrivèrent dans le salon. Ici, la proposition subordonnée complète le temps de la subordonnée principale.
2. Les propositions subordonnées relatives complètent le nom et sont introduites par un pronom relatif. Le nom complété est appelé antécédent. Le pronom relatif reprend l’antécédent dans la phrase.
Exemple : Elle accueillit ses amis qui souhaitaient déjeuner.
Ici, le nom antécédent est amis. Le pronom relatif qui reprend ce nom antécédent.
Parfois, la proposition principale peut être coupée par la proposition subordonnée relative. Exemple : Ses amis, qui mangeaient dans le salon, lui firent des compliments. Ici, encore une fois, le nom antécédent est amis, repris par le pronom relatif qui.
Pour savoir si la proposition est une subordonnée relative, il faut repérer le pronom relatif en regardant si le mot reprend un nom antécédent.
3. Les propositions subordonnées interrogatives indirectes complètent un verbe dans une phrase interrogative. Elles sont introduites par un mot interrogatif : que, quand, pourquoi, comment…
Exemple : Elle demande quand ils partiront.